Un peu d’histoire…

chateau


Dominant la ville et la vallée de la moselle, le château culmine à 387 mètres d’altitude. Construit vers le milieu du 13e siècle par l’évêque de Metz, Jacques de Lorraine, qui remplace ainsi l’une des premières forteresses des Vosges, datant elle de l’an mil

Les premières origines du château  remontent au 10e siècle.

En ces temps, l’évêque de Metz, Thierry 1er de Hameland,propiétaire d’un domaine à Dogneville décide de séparer cinq manses agricoles (Spinal, Rualménil, Avrinsart, Grennevo, et Villers) qui dépendaient de sa paroisse, ce afin de créer une nouvelle paroisse dédiée à Saint-Maurice. L’évêque décide dans le but de protèger et ses biens et sa population, de construire un premier château (une tour probablement en bois) nommée ultérieurement tour du voué, à Spinal sur la pointe de l’épine gréseuse (d’où le nom de Spinal). Cette tour de surveillance dominait ainsi la Moselle et contrôlait les vallons d’Ambrail et de Saint-Michel.

Au cours du 13e siècle, le château se développe sur son épine rocheuse. Il surplombe le premier château et la ville, comportant fossés et donjon. Durant ce siècle, la population de la ville impose à l’évêque une certaine autonomie, le siècle suivant, les évêques de Metz perdent complètement le contrôle de la ville et du château. Notons également que durant le 14e siècle, le château ressenti un tremblement de terre (en 1356) ayant son origine à Bâle, qui fit apparaître sur le donjon notamment des fissures.

Lors du 15e siècle, Charles VII, roi de France, promet de ne jamais aliéner la ville en échange que la population se donne à lui. Les tours du château se voient « modernisées » par l’installation de l’artillerie, les tours voient apparaître les canonnières. Ces canonnières sont situées au bas des tours pour faucher les assaillants à courte distance, alors que les archères sont fendues en haut des tours. Il est possible que ce soit à cette époque que le contrefort bouclier soit construit sur la face nord du donjon, face au plateau de la Justice. Vers 1465, Louis XI, fils de Charles VII, cède la ville au Maréchal de Bourgogne, Thiébaut de Neufchâtel, la population refusant cette « soumission », un siège est entrepris par le Maréchal au nord du château. De source historique, le combat aurait duré 3 mois et porta préjudice au monument, le front nord fut endommagé et le logis qui lui était adossé parait également avoir souffert. Durant l’an 1466, lors d’un accord avec le roi, la ville se retrouve sous la principauté du duché de Lorraine, se trouvant ainsi dans le giron de l’Empire. Sept années plus tard, une alliance entre l’évêque de Metz et la Bourgogne fait que la ville revient sous son contrôle. Deux ans plus tard, en 1475, Charles le Téméraire tente de prendre la ville et arrive à l’occuper. C’est sans compter sur la résistance du duc René II et de la population qui en septembre de l’année suivante mettent hors de la ville ses troupes.

Ce siècle voit également une évolution progressive jusqu’au 16e siècle du château: la salle neuve est construite dans l’angles des courtines Sud et Ouest, le logis seigneurial est supprimé entièrement, construction de la défense, celle-ci est percée de canonnières, uUn grand pont couvert en bois apparait derrière le château, suppression des degrés de bois permettant la montée au château le long du flanc, construction d’un pont-levis, construction des trois piliers de pierres qui soutiennent un pont de bois, construction d’une rampe qui permet de monter sur la plate-forme de la courtine ouest et suppression de la partie nord de la salle neuve, la toiture du donjon est relevée, constrcution sous le duc Antoine de la tour de guet sur le donjon et construction de la Tour de Lespinoux.

La ville et donc le château subit de 1633 à 1638 sa première occupation française sous le maréchal Caumont-la-Force. Durant cette occupation, on souhaite reconstruire une galerie de bois allant de la tour de l’Espinoux jusqu’au donjon pour faire des rondes. Dans le second tiers du 17e siècle, il fut créé l’escalier dans le logis du capitaine ainsi que le mur protégeant les poternes de la courtine sud. C’est probablement à ce moment que le bastion quadrangulaire ouest est construit en avant de la « plate forme qui regarde la ville. En effet, une décharge d’artillerie menaçait ainsi les Spinaliens, secrètement fidèles au duc Charles IV. Le duc de Lorraine Charles IV reprend la ville et le château. La ville en l’an 1636 et après les épidémies de peste, ne compte plus que 1000 habitants. L’année suivante, le duc s’empare à nouveau de la place par surprise. De cette année et ce durant 3 ans, Epinal s’investit dans les préparatifs de guerre : la plupart des faubourgs est rasée pour permettre l’érection de puissantes levées de terre. Au sud de la ville, entre Moselle et Porte d’Ambrail, des demi-lunes et des redans furent édifiés pour protéger les hautes murailles contre le tir d’artillerie. C’est sur ce secteur que portèrent les assauts du maréchal de Créqui (1670). Les portes d’Ambrail et du Grand Moulin furent murées. Moulins, foulons, gaucheux et papetiers disparurent au cours des opérations militaires. En l’an 1641, le duc de Lorraine reniant le traité signé par lui-même à Paris, remet la ville et le château en état de défense. C’est à cette date que la toiture du donjon est supprimée pour en faire une plate-forme. Cette même année, la ville capitule face aux Français après une furieuse canonnade, le château, défendu par le baron d’Husbache, tenait bon : il fallut employer la sape et la mine qui ouvrirent une brèche dans la courtine nord, où l’assaillant se rua. Les assiégés se réfugièrent dans le donjon, mais pris au piège, ils finirent par se rendre. Le maréchal François du Hallier s’en empare alors. En 1645, des palissades de bois sont établies sur la brèche. Par la suite, entre 1649 et 1656, c’est une levée de terre qui sera accumulée dans la cour et dont la hauteur atteignait les quatre mètres. Elle engloutit à la fois les ruines de la salle neuve adossée au bastion, la rampe, les restes de la palissade, le premier remblai et le corps de garde. En 1649, le maréchal de La Ferté remit le siège devant Épinal, mais la place fut si vigoureusement défendue par les colonels lorrains qu’en dépit de la large brèche ouverte dans la muraille par l’artillerie française, le maréchal doutant du succès préféra se retirer, les troupes lorraines reprennent la ville avec l’aide des habitants. A partir de 1653, troisième occupation française jusqu’au traité de Vincennes de février 1661, la municipalité prêtant allégeance au roi Louis XIV sous la menace. Cette même année, la population reçoit l’ordre de détruire les fortifications de la ville (c’est peut-être à cette date que le bastion ouest est rempli de sable).

Le 19 septembre 1670, les troupes françaises s’emparent de Nancy, le duc Charles IV se retire à Épinal, défendue par le Comte de Tornielle et la garnison lorraine. Après 18 jours de siège, le maréchal français de Créquis reprend la ville, et le château capitule le 28. Pour donner l’exemple au reste de la Lorraine, la ville est condamnée à payer trente mille francs barrois et à détruire ses fortifications et son château à ses frais : la ville comportait 18 tours, 7 tours de portes 8 tours et deux portes en petite ville (Rualménil) 14 tours au château, et 1 700 mètres de muraille. La ville cesse d’être une place forte et stratégique. Elle se francise progressivement. Elle reste ducale jusqu’en 1766 par le rattachement de la Lorraine à la France. Les murs de la ville sont partiellement supprimés, souvent intégrés aux habitations qui s’y agglutinent ; les portes des Grands-Moulins, de Saint-Goëry, d’Ambrail et d’Arche sont supprimées entre 1723 et 1778 tandis que celle du Boudiou est rasée au 19e siècle juste avant que Mérimée ne la classe monument historique.

(Source Wikipédia)

 

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